15.12.2009

Zizanie

Zazie s’impatientait sur les Champs Zélysées, alors que le souffle incessant de la Zizanie sifflait dans son cerveau. Elle hézitait, zélée mais sans zailes, tous ses enzymes attendant sa décizion zazique. Elle souhaitait souvent, dans ses visions zimaginaires, se transformer en zèbre et vivre dans un zoo Serbe, s’izoler de ses Zoulous zezotant pour exister loin de ce macrocosme insupportable. Elle dézirait la divinization, mais elle ne cessait d’être divizée en une succession de fractions oppozées. Elle considérait sa destinée comme nécessairement catastrophique, puisque pour ses zoncles qu’elle épiait et zieutait sans cesse, elle était simplement sotte. Quelle tristesse ! Soudain, seize oizeaux survolèrent la célèbre esplanade et Zazie, bizarrement apaizée, s’élança à leur suite tel Zinedine Zidane slalomant sur son stade. Elle avait le dézir imminent de recroizer sa cousine Alizée, lui faire écouter du zouk sur deezer, s’immiscer dans le cirque Zavatta et surtout lui offrir une Azalée dans les tons rozés.

10.12.2009

Liberté et contraintes

Nous ne pouvons nous prétendre libre. La liberté totale est extrêmement rare pour un être humain, et ne peut s’obtenir que par la coupure de toutes ses attaches, quelles soient d’ordre amicale, familiale, financière… La liberté totale se traduit par le reniement de toute responsabilité, par le refus des obligations de la société et donc de son abandon. Seul un marginal peut être libre. Actuellement, nous sommes tous plus ou moins indépendant, mais nous avons des contraintes à notre liberté, elle n’est jamais complète puisque nous pouvons nous conduire comme nous le souhaitons, mais toujours dans une certaine mesure. Un exemple tout simple est celui de la liberté d’expression : nous avons le droit d’affirmer nos opinions, de dire ce que nous pensons, tant que cela reste politiquement correct. Mais comment juger une restriction de liberté de ce calibre ? En effet, une liberté d’expression non totale peut être employée à la diminution du pouvoir de contestation d’un peuple, mais également à protéger une partie de cette population pouvant être confrontée à des discours discriminatoires. La liberté est donc un sujet très vaste et très complexe, qui pour le moment fonctionne de paire avec la contrainte.

 

26.11.2009

Image de la Semaine

La peur est le sentiment le plus irrationnel, le plus déraisonnable qui soit. Je ne vous parle pas de la peur que l’on ressent lors d’un saut à l’élastique, pleine d’adrénaline et de sensations. Ni même de celle ressentie lorsque l’on marche seul dans la rue à 3h du matin, que notre imagination prend le dessus et transforme les ombres de la nuit en toutes les craintes enfouies en nous à force de faits divers lugubres. La véritable peur ne peut être combattue ni avec raison, ni avec prudence et contrairement à l’adrénaline, elle ne procure aucun plaisir ; elle vous laisse seulement un goût amer à la bouche. La peur naît dans votre ventre, une boule d’angoisse s’y forme et évolue dans vos poumons. Elle prend ainsi le contrôle de votre respiration et votre souffle devient saccadé, terriblement irrégulier. Puis votre cœur se met à battre, battre tellement fort qu’il s’arracherait presque à votre poitrine. Et pour celui qui le porte, il semble que le monde entier pourrait entendre ce bruit, si un autre encore plus terrible ne le couvrait pas. Parce que la peur remonte en vous par la gorge, puis se libère en un cri, en un hurlement, et c’est à ce moment là qu’elle vous submerge. Cet instant est précisément celui de la terreur pure : Votre cerveau est comme paralysé, il n’y plus nul part ni repère, ni cohérence, seulement vos cris et vos larmes. Vous êtes tout à fait seul avec cette peur qui vous étrangle et vous laisse en proie à vos instincts les plus bestiaux ; et la raison, avant de déserté, vous a envoyé une ultime image : celle d’un gouffre dans lequel vous tombez, pour toujours semblerait il. Pourtant cet instant ne dure pas, l’orage se passe et vous reprenez le contrôle de vous-même, de votre corps et de votre esprit. La vie reprend son court mais la peur nous guette, et peut prendre possession de nous, sous différentes formes et ce, à chaque secondes.Psychose.jpg